Lise Warburg 
- portrait d’un tisseur.

 

Lise Warburg est une des seules, peut être la seule au Danemark, qui travaille avec le tissage de gobelins à l’ancienne: elle travaille en coopération très proche avec l’artiste qui a dessiné les modèles. C’est aussi une coïncidence parce que bien que Lise Warburg ait fait des études à Kunsthåndværker-skolen (Ecole des Arts et Métiers) en 1952, elle n’a pas fait des études de tisseur. A un moment donné elle est devenu en charge d’un atelier de tissage où il y avait aussi un métier de gobelin. Afin de pouvoir l’utiliser elle a fait un stage chez un tisseur de gobelin, et c’est comme ca qu’elle a appris sa profession. Elle n’a eu que quelques jours pour entreprendre son premier grand travail de gobelin , car brusquement, mourut un tisseur de gobelin avant la terminaison de sa commande. Lise Warburg continue de travailler avec le tissage du gobelin qui est un hommage à Christian X où le modèle était fait par le sculpteur et peintre - Jais Nielsen dans un style international qui ne disait rien à Lise Warburg. Pendant son travail avec le gobelin, elle a eu le sentiment que c’etait très enrichissent que l’artiste et l’artisan travaillent ensemble, et qu’elle, avec le modèle, aurait éffectué son travail tout à fait différemmment que si elle l’avait fait seule. Un sculpteur et peintre travaillent uniquement avec l’expression de l’image et ne regarde pas ce qui est possible de faire sur un métier, de ce qui est facile et de ce qui est difficile. Cela crée de sérieux conflits pour le tisseur de gobelin auxquelles elle doit trouver des solutions techniques, et le dialoque avec l’artiste est très important. Une coopération qui peut être très enrichissante, si les deux partenaires se respectent dans leur profession. Selon Lise Warburg c’est très important qu’étant tisseur de gobelin et par ailleurs artisan qu’il faut s’engager dans le modèle artistique, car l’art ne peut être séparée de la technique. Pendant des années Lise Warburg a achevé des gobelins avec des artiste aussi différents comme Kamma Svensson ("Ma soeur comme mariée" et "Adam et Eve"), Emil Gregersen, Ole Schwalbe, Birthe Weggerby et surtout Mogens Andersen. Le travail avec Mogens Andersen a commencé en 1964 à l’initiative de Lise Warburg, un an après qu’elle avait vu les tableaux de Mogens Andersen à Grønningen. Mogens Andersen a tout de suite suivit l’idée et a fait une gouache, qui devait être utilisée comme carton de tapisserie. Dans les tableaux de Mogens Andersen il y a beaucoup de plans et il a lui-même choisi une partie d’un plan que Lise Warburg a tissé comme essai. Les deux partenaires étaient contents du résultat et pensaient que l’image gagnait quelque chose grâce à la simplicité de la forme et de la couleur que lui rajoutait le gobelin. Après quelques essais au niveau du grand carton, ils développèrent une manière de travail où Mogens Andersen lui-même dessina le calque aprés le carton. Normalement c’est le travail du tisseur, mais on laisse l’artiste lui-même responsable de la première transmission, on lui laisse aussi son trait personnel et on lui respecte l’importance de certaines parties de l’oeuvre. Ils ont gardé cette facon de travailler pendant des années. La discussion des différentes techniques ont eu lieu également, dans ses premiers gobelins. Lise Warburg a utilisé la technique de hachures, mais elle n’est plus tellement visible dans les gobelins de Mogens Andersen. Lise Warburg et Mogens Andersen ont eu comme but commun, de trouver la meilleure facon et simplicité de travailler en utilisant peu de couleurs et des moyens simples de technique, et delà créer une énergie vigoureuse. On n’en doute pas que les images de Lise Warburg soient tissées, ils ajoutent aux tableaux de Mogens Andersen une dimension extraordinaire, et on les confond pas du tout avec les cartons peints ce qui est possible avec des gobelins tissés avec d’autres principes.

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